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Pontarlier écologie

Tribunes libres du Journal Municipal n°77 - Novembre 2018/Juin 2019

Le déclin du centre-ville, fatalité ?
Plutôt florissant jusqu’à une période récente, le commerce du centre-ville de Pontarlier semble entrer, à son tour, dans une phase de déclin. Il suit en cela une tendance nationale à la dévitalisation des centres-villes, notamment dans les villes moyennes. On attribue les difficultés du commerce de détail spécialisé un peu rapidement à l’e-commerce qui pour une bonne part ne fait que remplacer l’ancienne vente par correspondance. Son impact sur le commerce de proximité est donc limité. C’est plus certainement
le développement sans frein des commerces spécialisés à la périphérie des villes, dans les zones d’attraction créée par les hypermarchés qui est la principale cause de l’augmentation des fermetures de boutiques en ville. On trouve aujourd’hui des marchandises de même gamme que dans la rue de la République là on l’on remplit le coffre de la voiture des victuailles alimentaires pour la semaine.
Les aménagements de la zone d’Houtaud vont contribuer, à coup sûr, à accentuer cette tendance. Si les communes ont peu de pouvoir pour empêcher le développement des commerces de périphérie, elles peuvent s’en donner pour agir au centre-ville, principalement dans deux domaines. D’une part en y densifiant la population. L’Opération d’amélioration de l’habitat (Opah), enfin annoncée à Pontarlier, ne semble pas progresser très vite. Et pourtant : « sans habitants, sans consommateurs, pas de magasins »
note la Fédération pour la Promotion du Commerce Spécialisé (PROCOS°). Ensuite il y a lieu d’agir sur les prix de l’immobilier commercial en centre-ville. Là aussi il serait bon d’innover, d’inventer de nouveaux modes d’intervention publique afin d’y faciliter l’installation et surtout le maintien de commerçants, principalement
indépendants. Les quelques préconisations du Projet d’Aménagement et de Développement Durable, prélude du futur Plan Local d’Urbanisme, ne nous rendent pas optimistes en la matière.

Groupe Pontarlier-Écologie

 

Tribunes libres du Journal Municipal n°77 - Novembre 2018/Juin 2019

Heureusement qu’il y a les associations !

Les commémorations du centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918 ont mis en évidence, s’il en était besoin, le formidable
dynamisme du tissu associatif pontissalien et la qualité des services de la Ville. Cela ne doit toutefois pas masquer
la faiblesse de la politique municipale dans le domaine culturel. Faiblesse devenue tellement évidente que des
annonces sont faites, à moins de deux ans des prochaines élections, à propos d’études sur l’entretien ou la réfection de monuments tels que la Chapelle des Annonciades, la porte Saint-Pierre, …
Il ne s’agit là que de projets, pas de planification de réalisations ! Rien de surcroît pour les vitraux du Musée qui menacent de s’effondrer, sur l’éclairage totalement obsolète de ce même établissement, sur les tableaux du XIXe siècles stockés dans des conditions déplorables dans le clocher de Saint-Bénigne, sur les 75 tableaux haïtiens qui attendent toujours un lieu digne pour être montrés, … la liste est longue des retards pris depuis 20 ans au moins dans la préservation et la mise en valeur du patrimoine architectural et culturel de la Ville. Et pourtant cela pourrait participer de l’attractivité de Pontarlier. Des villes comme
Dole mettent en avant leur patrimoine comme instrument de revalorisation du centre-ville. Dans la préparation de l’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH), elle aussi annoncée, cette dimension sera-t-elle prise en compte ? Les élus Pontarlier-Écologie le demandent. À suivre …

GÉRARD VOINNET
CÉCILE HOUDELOT

 

Tribunes libres du Journal Municipal n°76 - Juin/Novembre 2018

Un Plan Local d’Urbanisme Intercommunal, intégrant un volet Habitat, est en cours d’élaboration pour la Communauté de communes du Grand Pontarlier. Il ne s’agit pas là d’une simple disposition administrative mais du choix politique des évolutions de la manière d’habiter notre territoire pour les 30 ans à venir. Va-t-on continuer à consommer des espaces agricoles ? à gaspiller des milliers de mètres cubes d’eau potable ? à augmenter les consommations énergétiques ? à favoriser le « tout pour l’auto » conduisant à congestionner les déplacements urbains et inter-urbains ? Ce sont là les principaux enjeux de ce plan.

Les élus Pontarlier-Écologie proposent que dans ce domaine du « ménagement du territoire » chaque choix soit évalué à l’aune du réchauffement climatique et du respect de la biodiversité. Les dispositions de ce plan doivent également permettre une meilleure maîtrise des habitants sur le devenir de leur territoire. Il convient de rechercher, et de trouver, les moyens d’une (re-)localisation d’activités économiques, respectueuses de l’environnement. Dans le domaine de l’alimentation, par exemple, il est tout à fait envisageable de développer des productions locales sur la base des techniques modernes de l’agro-écologie.

Outre leur impact sur l’emploi, ces pratiques ont pour effet la protection de la ressource en eau. La transition énergétique
peut également trouver dans ce plan, et son volet habitat, de quoi créer de l’activité dans la construction d’immeuble écologiquement neutre et surtout dans la rénovation de l’existant. Les pistes d’action permettant à notre territoire de s’engager enfin dans un XXIe siècle « responsable » ne manquent pas. Il y faut la volonté politique, il faut surtout une large participation des citoyens à leur élaboration.
Les élus Pontarlier-Écologie ne manqueront pas de les solliciter à ce sujet.

GÉRARD VOINNET
CÉCILE HOUDELOT

 

Tribunes libres du Journal Municipal n°75 - Novembre 2017

Pour une politique durable en matière d’eau

Les élus Pontarlier-Écologie veulent ici revenir sur la question de l’eau et insister pour que soit mise en oeuvre une politique très volontariste afin de mettre la population à l’abri de pénuries qui deviendront récurrentes. La situation critique de l’alimentation en
eau potable à Pontarlier n’est pas le fruit du hasard. La crise climatique révèle de façon criante les insuffisances des politiques menées depuis des décennies en matière de gestion des ressources aquatiques. Une urbanisation délirante au surplomb de la nappe de l’Arlier a réduit à 20 % la surface de la zone sur laquelle il est possible de rechercher de nouveaux puits ! En a-t-on
fini avec l’étalement urbain, également nocif pour la biodiversité ? Non. Il est envisagé de le poursuivre.

Il est, surtout, indispensable de réduire la demande en eau potable. On estime, en France, la consommation quotidienne d’eau potable d’un habitant entre 110 et 150 litres. Qui boit, ou utilise pour la cuisine, plus de 100 litres par jour ? L’essentiel de l’eau potable, en intérieur, passe dans les WC, le nettoyage des sols, le lavage du linge, tous usages qui pourraient utilement être
effectués au moyen de l’eau pluviale. Installer les doubles systèmes de circulation de l’eau dans les immeubles existants
nécessitera beaucoup de temps et de moyens financiers, bien sûr. Ce n’est pas une raison pour ne pas commencer.

À ce titre, les immeubles communaux pourraient servir d’exemples. Surtout, aucune construction nouvelle ne devrait être autorisée sans qu’elle soit munie d’un tel système. En prend-on le chemin ? On vient d’inaugurer une belle halle, en bois de chez nous, avec une grande toiture qui envoie ses eaux de pluie dans la rivière. Au printemps, on arrosera les fleurs du Grand Cours avec l’eau potable !

GÉRARD VOINNET
CÉCILE HOUDELOT

 

Tribunes libres du Journal Municipal n°75 - Novembre 2017

Propositions socialement utiles et écologiquement responsables

Les élus Pontarlier-Écologie veulent, par ce billet un peu plus long que d’habitude, montrer qu’ils sont plus une « minorité municipale de propositions » qu’un groupe d’opposition.
La Ville de Pontarlier n’échappe pas à la confrontation avec les grands enjeux tels que les conséquences sociales du libéralisme dominant ainsi que les risques majeurs du bouleversement climatique en cours. À cela s’ajoutent, ou se mêlent, des paramètres plus purement locaux, liés pour la plupart à la conduite d’une politique municipale, non pas d’une première moitié de mandat, mais de 18 ans d’existence !

Nous n’avons pour autant pas la place de mentionner ici l’intégralité des sujets sur lesquels nous intervenons régulièrement. D’ailleurs peut-être serait-il bien que l’expression des groupes minoritaires puisse se faire également sur le site internet de la Ville, sur des pages dédiées. Démocratie, quand tu nous tiens ! Nous n’aborderons donc que quelques thèmes sous l’angle d’un sujet majeur qui est celui de la dépopulation subie par notre commune ces dix dernières années.

Depuis le pic de population de 2007 à 2014, la ville de Pontarlier a perdu 1 526 habitants, soit 8 % C’est considérable, surtout pour une commune qui peut profiter de la proximité avec la Suisse pour limiter le taux de chômage et maintenir un dynamisme commercial particulier. Les raisons en sont insuffisamment connues, faute de mener une étude qualitative approfondie, que nous réclamons et qu’on nous refuse. Pourtant une meilleure connaissance des causes faciliterait la recherche de solutions.
La question du logement figure certainement parmi ces causes. À ce titre, plutôt que de continuer à étendre la ville, nous proposons une claire intervention de la Ville dans la rénovation de l’habitat existant, selon des normes écologiques ambitieuses (énergie positive, gestion de l’eau pluviale, …), et dans un souci de meilleure adaptation aux nouveau besoins des divers
segments de population (personnes âgées, jeune couple avec enfant...). Des outils existent déjà (Opération Programmée d’Amélioration de l’Habitat), d’autres sont sans doute à créer. Dédier la « Maison Chevalier » à l’habitat, plutôt que de chercher par tous les moyens à obtenir l’autorisation de la raser, permettrait de monter une opération phare dans ce domaine. Dans le
champ de la construction neuve, l’occasion est belle de se montrer très ambitieux, exemplaires même, dans la réalisation du nouveau quartier dit de « l’îlot Saint-Pierre ». On n’en prend pas le chemin.
Les préoccupations liées au logement ne doivent pas masquer d’autres aspects et notamment celui des services à offrir aux habitants. Sont-ils encore en phase avec, par exemple, les besoins des ménages jeunes, souvent frontaliers ? Ceci vaut pour les moyens de gardes d’enfants, mais aussi pour les aspirations de loisirs, de culture.

Le refus de soutenir le projet d’une jeune association de jeunes pontissaliens (les Arts Liés) de créer et de faire vivre un équipement culturel ouvert aux nouvelles formes musicales est certainement une erreur, mais aussi révélateur d’une distance avec cette population. Ce sont pourtant les générations les plus jeunes qui feront la ville de demain !
On peut craindre, à travers cet exemple, que ce soit la politique en matière de « vie associative » qui soit désormais en décalage avec le monde associatif. On sait que Pontarlier doit une bonne partie de son dynamisme à un tissu associatif
très développé et très actif. Tout en créant une maison des associations, initiative à saluer, on a quand même réfléchi à la mise en oeuvre des tarifs d’utilisation des salles et équipements municipaux, tarifs votés tous les ans mais jamais mis en application jusqu’à ce jour. On travaille à l’élaboration d’une nouvelle « charte » (depuis 2 ans maintenant !) destinée à « responsabiliser »
les associations. Il s’instaure, insidieusement, un climat de méfiance vis-à-vis du monde associatif, et notamment des plus grosses associations, pourtant fortement génératrices d’attractivité pour la Ville. Si l’on doit modifier les rapports avec les associations ce doit être en vue de libérer les énergies, et non de les contraindre, encore moins de les remplacer.
La place manque pour aborder les questions des finances et notamment de la fiscalité (presque stable pour la commune, en explosion pour l’intercommunalité), les risques liés à la poursuite de l’imperméabilisation des sols, de la conduite pour le moins délicate de la « mutualisation » avec les autres communes et ses conséquences pour les personnels (on change très vite de
DRH... quand on en a un !), etc. Nous aurons l’occasion d’y revenir, mais toujours dans l’esprit de proposer des solutions, socialement utiles et écologiquement responsables.

GÉRARD VOINNET
CÉCILE HOUDELOT

 

Tribunes libres du Journal Municipal n°73 - Février 2017

Si l’eau vient à manquer…

Un communiqué, au texte pour le moins sibyllin, a été diffusé le 13 janvier dernier sous le titre : « Face à une situation exceptionnelle de sécheresse en ce mois de janvier, la Communauté de Communes du Grand Pontarlier appelle la population à une utilisation raisonnée des ressources en eau. ». Voici une situation dont on peut craindre qu’elle ne soit bientôt plus « exceptionnelle ». Nous avons déjà été dans une situation similaire l’an passé. Les changements climatiques entraînant des modifications météorologiques ne peuvent expliquer seuls cette pénurie.

Le chiffre de consommation de 150 litres d’eau potable par jour et par habitant est couramment avancé, pour la France. Or le besoin en eau potable d’une personne n’est que de quelques litres ! Des solutions techniques de récupération des eaux pluviales, et de leur utilisation pour tous les besoins ne nécessitant pas d’eau potable, ont désormais fait leur preuve. Il ne manque plus que la volonté politique de les imposer, au moins dans les constructions neuves. Au moment où l’on va (ré-)écrire le PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) pourquoi ne pas envisager d’y introduire un meilleur usage de la PLUIE ?

N’accusons pas trop vite les écolos-bobos d’extrémisme. La dernière proposition de loi demandant que le Code de l’urbanisme soit modifié pour permettre aux PLU de pouvoir « imposer aux constructions nouvelles (…) des dispositifs de récupération et de réutilisation des eaux pluviales » a été déposée à l’Assemblée en novembre 2014 par Yves Foulon, député... UMP de Gironde !

En attendant, si tout va bien, l’été prochain nous aurons un magnifique et grand toit sur le Petit Cours, capable de récupérer une quantité non négligeable d’eau de pluie, et nous arroserons les fleurs du Grand Cours, de l’autre côté de la rue avec l’eau potable du réseau urbain de distribution !

GÉRARD VOINNET
CÉCILE HOUDELOT