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La Chapelle des Annonciades

Au XVIIe siècle, pour lutter contre les progrès de la Réforme protestante venue de la Suisse voisine, l’église catholique dresse un véritable barrage dans le Haut-Doubs ; la Contre-Réforme entraîne l’arrivée de religieux de différents ordres et la construction de nombreux édifices cultuels. Cinq établissements religieux sont ainsi construits à Pontarlier. En 1609, six jeunes pontissaliennes rejoignent la congrégation des Annonciades célestes créée en 1604 à Gênes en Italie.

Construit en 1612 par l’architecte Antoine Belin, le couvent comprenait d’imposants bâtiments ordonnés autour d’une cour intérieure. L’ensemble a été considérablement modifié depuis la disparition des religieuses à la Révolution. Il n’en subsiste que la chapelle inscrite au titre des Monuments Historiques. Elle est aménagée aujourd’hui en salle d’exposition et accueille chaque année depuis 1924 le plus ancien salon d’arts de Franche-Comté, le salon des Annonciades.
Le porche d’entrée de la chapelle est surmonté d’une tribune dont la vaste baie en plein cintre fut transformée au XIXe siècle. La nef comporte trois travées séparées par des pilastres et un choeur. Des voûtes d’ogives couvrent l’édifice.
Le portail extérieur est l’élément le plus remarquable de cette chapelle. Il est composé de chaque côté de la porte, d’un piédestal massif supportant deux colonnes jumelées et cannelées sur lesquelles s’appuie un entablement couronné d’un fronton triangulaire. Réalisé sur les plans de l’architecte bisontin Nicolas Callier entre 1713 et 1715, il est partiellement remanié au XIXe siècle. La porte est sculptée en 1725 par le menuisier pontissalien Joseph Guyon. Classé Monument Historique, ce portail témoigne de l’implantation de l’art baroque dans le Haut-Doubs.

Illustration : Clé de voûte du choeur

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